Rencontre avec Alanté Kavaite Aflandari et Emilie Dequenne
Alanté,quelle est l’origine de cette histoire de temps ?
C’est un sujet qui nous rappelle les sons du passé, un film sur le deuil.
J’ai puisé sur mon vécu et mes deuils. Ce film repose sur l’image, le travail visuel de mon passé et l’histoire de ma mère, sans pour autant que ce film soit biographique.
Mais ce qui m’a vraiment poussé à réaliser ce film, c’est le fait que tout le monde n’a pas de souvenir de sons de son passé. On se rappelle des images, des odeurs… mais pas des sons.
Pourquoi avez-vous choisi la mise en route vers le fantastique ?
Le son du passe est lié à l’expérience intime. Dans le film, la voyance est en effet la cause du conflit entre mère et fille.
En découvrant sa mère, Charlotte se découvre elle même .
Ce film n’est pas seulement du fantastique. C’est aussi une enquête policière menée par la fille.
Et vous Emilie Dequenne,comment avez-vous travaillé le personnage de Charlotte ?
Tout d’abord, j’ai essayé de mieux connaître la réalisatrice puis de m’identifier à elle.
J’ai lu le scénario et, tout de suite, je me suis amusée à écouter tous les bruits, avec beaucoup d’attention,beaucoup d’amour.
Ou a été filmé le film ?
Le film a été tourné en Ile de France et dans le région Centre.
La chose curieuse, c’est que, après être allée la-bas, j’ai appris que cette région avais la réputation d’être la région des sorcières…. !
Fotini