Ultra-réalisme Schoenoerfferien
Samedi soir 23h. De retour au cinéma pour une séance de cinéma nocturne.
La salle du cinéma n'est pas vide malgré le match de football Gréce - Turquie qui se déroule à Athènes et la majorité des spectateurs sont des hommes. Au programme : Truands.
Le titre, le sujet du film et l'heure justifient la faible présence de femmes dans la salle. Le sujet du film est le banditisme de nos jours à Paris. On s'attend tous à un film concernant le milieu "underground" des banlieues parisiennes. Le réalisateur Fréderic Schoendoerffer est présent et nous fait une brève introduction. On comprend tout de suite que ce film ne sera pas une autre mauvaise "copie" du film La Haine. On est en 2007 et Schoendoerffer nous offre une vision très réaliste du banditisme parisien. Le réalisateur s'explique : son ambition était de faire "Microscosmos chez les voyous" pour permettre au spectateur d'approcher au plus près ce monde impénétrable, secret, dangereux. Silence. Le film débute. Images qui se succédent. Images de violence crue, scènes qui touchent les limites de la pornographie, paroles sexistes. Ces éléments unis à une photographie cinématographique de haut niveau de Jean-Pierre Sauvaire, permettent au réalisateur de restituer une ambiance qui semble plus que réelle. Malgré cette bonne restitution de l'univers qui démystifie la voyoucratie (mot utilisé par le réalisateur lors de l'entretien), les Truands manquent de vrai scénario. Le spectateur se repère difficilement dans l'histoire qui ne fait que se répéter: assassinats, tortures, viols, deals. Tout est menu mais sans une vraie histoire, sans un fil directeur. Certains spectateurs à la sortie de la salle, l'ont comparé aux Infiltrés de Martin Scorcese (blockbuster récent avec Leonardo Dicaprio et Jack Nicholson). Cependant ,personnelement, je n'ai pas vu le rapport : les Infiltrés nous montrent ce que le public américain veut voir tandis que nos Truands français nous montrent une réalité. Du bon travail de recherche de la part du réalisateur sur le milieu et une bonne performance de Benoît Magimel qui lui, ne ressemble en rien au Magimel des Chevaliers du ciel de l'année dernière, et qui entre vraiment dans la peau de son personnage. On en ressort choqués mais on sent que le réalisateur est resté honnête avec son public: de l' ultra-réalisme cinématographique qui donne de la valeur à un scénario quasi-inexistant.
La salle du cinéma n'est pas vide malgré le match de football Gréce - Turquie qui se déroule à Athènes et la majorité des spectateurs sont des hommes. Au programme : Truands.
Le titre, le sujet du film et l'heure justifient la faible présence de femmes dans la salle. Le sujet du film est le banditisme de nos jours à Paris. On s'attend tous à un film concernant le milieu "underground" des banlieues parisiennes. Le réalisateur Fréderic Schoendoerffer est présent et nous fait une brève introduction. On comprend tout de suite que ce film ne sera pas une autre mauvaise "copie" du film La Haine. On est en 2007 et Schoendoerffer nous offre une vision très réaliste du banditisme parisien. Le réalisateur s'explique : son ambition était de faire "Microscosmos chez les voyous" pour permettre au spectateur d'approcher au plus près ce monde impénétrable, secret, dangereux. Silence. Le film débute. Images qui se succédent. Images de violence crue, scènes qui touchent les limites de la pornographie, paroles sexistes. Ces éléments unis à une photographie cinématographique de haut niveau de Jean-Pierre Sauvaire, permettent au réalisateur de restituer une ambiance qui semble plus que réelle. Malgré cette bonne restitution de l'univers qui démystifie la voyoucratie (mot utilisé par le réalisateur lors de l'entretien), les Truands manquent de vrai scénario. Le spectateur se repère difficilement dans l'histoire qui ne fait que se répéter: assassinats, tortures, viols, deals. Tout est menu mais sans une vraie histoire, sans un fil directeur. Certains spectateurs à la sortie de la salle, l'ont comparé aux Infiltrés de Martin Scorcese (blockbuster récent avec Leonardo Dicaprio et Jack Nicholson). Cependant ,personnelement, je n'ai pas vu le rapport : les Infiltrés nous montrent ce que le public américain veut voir tandis que nos Truands français nous montrent une réalité. Du bon travail de recherche de la part du réalisateur sur le milieu et une bonne performance de Benoît Magimel qui lui, ne ressemble en rien au Magimel des Chevaliers du ciel de l'année dernière, et qui entre vraiment dans la peau de son personnage. On en ressort choqués mais on sent que le réalisateur est resté honnête avec son public: de l' ultra-réalisme cinématographique qui donne de la valeur à un scénario quasi-inexistant.
Ps : Julie Depardieu, présente dans la salle, n'a pas supporté le film de Schoendoerffer et est partie avant sa fin...
Alexis
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