Bamako, la ville du caïman
Bamako est la capitale du Mali, située sur les rives du fleuve Niger, appelé Djoliba « le fleuve du sang ». La ville de Bamako est construite dans une cuvette entourée de collines. Elle s’étend d’ouest en est sur 22 kilomètres, et du nord au sud sur 12 kilomètres, pour une superficie de 267 km². En 2006, la ville compte 1 690 471 habitants, les Bamakois. Son maire est Moussa Badoulaye Traoré. Bamako est le centre administratif du pays, un important port fluvial et un centre commercial pour toute la région alentour.
Bamako, dont le nom d’origine est Bamakois (ce qui signifie : marigot du caïman en langue bambara) a été fondée à la fin du 19ème siècle par les Nierai, anciennement appelés Niakoué, qui étaient des Sarakolés. Niaréla, le quartier des Nierai, est un des plus anciens quartiers de Bamako.
A la fin du 19ème siècle, Bamako est un gros village fortifié de 600 habitants lorsque le 1er février 1883 les Français, dirigés par Borgnies Desbordes, y pénètrent. En 1895, elle devient chef-lieu de cercle avant de devenir capitale du Haut Sénégal-Niger le 17 octobre 1899, puis du Soudan français en 1920. Entre 1903 et 1907 est construit le palais de Koulouba, palais du gouverneur, puis siège de la présidence de la République à partir de l’indépendance en 1960.
Le 18 novembre 1955, Bamako devient une commune de plein exercice. Son maire, Modibo Keïta, est élu pour la première fois un an plus tard. Le 22 septembre 1960, l’indépendance du Mali est proclamée, et Bamako devient la capitale de la nouvelle République.
Située à 1000 kilomètres de Dakar et d’Abidjan, et à 400 kilomètres de la frontière guinéenne, Bamako est devenu le carrefour de l’Afrique de l’Ouest, et accueille aujourd’hui une population variée composée des différentes ethnies présentes au Mali, mais aussi issues des pays limitrophes.
Isaïas