Les élèves reçus par Monsieur l'Ambassadeur de France
Le Mercredi 14 Mars 2007 à 12h30, l’ambassadeur de France, M. Bruno Delaye, nous a très gentiment accordé une interview concernant ce huitième Festival du Film Francophone. Voici les questions que nous lui avons posées : - Quels sont les moyens que l’ambassade consacre au FFF8 ? Toute une équipe de l’Institut, un budget qui est alimenté par l’argent de l’Institut et par l’argent donné par les sponsors. Le principal sponsor est Emporiki Bank (Banque Commerciale de Grèce). - Ce festival vous paraît-il une bonne manière de diffuser la francophonie ? Bien sûr, puisque c’est un festival francophone, qui donne à connaître à un public grec un panorama des films francophones les plus récents. Il ne s’agit pas seulement de films français, mais également de films canadiens, belges, suisses, roumains et grecs. - Etes-vous cinéphile, vous-même, et quel genre de films préférez vous ? Je suis cinéphile, bien que je n’aille pas souvent au cinéma car je n’ai pas le temps. Alors quelque fois, très tard le soir, je regarde des DVD. En général, des films récents, bien sûr, mais c’est très éclectique, je visionne des films français mais aussi américains, anglais, allemands et espagnols. - Le public grec est-il amateur du cinéma français ? Je crois que le public grec est amateur de cinéma français parce que nous avons plus d’une trentaine de longs métrages qui sortent tous les ans sur le marché grec, qui sont distribués dans les cinémas grecs. En part de marché, ce n’est pas très important, environ 7%, mais c’est supérieur à la moyenne de beaucoup de pays. - Quelle est la place de la Grèce dans la francophonie ? La Grèce commence à prendre une part active dans la francophonie puisque ça fait maintenant deux ans qu’elle est dans cette famille. Elle y est entrée vraiment officiellement il y a six mois et on vient de signer avec Mme Bakogiannis, ministre des affaires étrangères de Grèce, un accord qui porte sur la formation de trois cents fonctionnaires greco-français pour pouvoir s’exprimer dans les réunions internationales. On va également former, tous les ans, à peu près cinq cents officiers de l’Armée Grecque à la langue française. Par ailleurs, on sent que dans les écoles, même au niveau primaire, on rencontre à nouveau une demande pour le français. - Avez-vous participé à d’autres Festivals du Film Francophone ? J’ai organisé, quand j’étais au Mexique, le Festival d’Acapulco, qui n’était pas un festival francophone, mais exclusivement de cinéma français. C’était un grand festival, les marraines de ce festival, la première année, étaient Catherine Deneuve et une grande actrice mexicaine. C’est un festival qui a très très bien marché et qui nous a permis de mieux diffuser le cinéma français dans un pays lointain comme le Mexique. Agathe