En hommage à Jacques Perrin

Publié le par Classe de 1ère L du LFH

A l’occasion de la remise d’un prix honorifique au grand producteur et acteur  Jacques Perrin, nous vous proposons un retour éclair sur la carrière cinématographique d’un infatigable grand monsieur du cinéma français.

  Jacques Perrin naît le 13 juillet 1941 d’un régisseur et d’une comédienne, « prédestiné » à une vocation héréditaire semble-t-il. Il débute sur scène très jeune, se voyant fréquemment offrir des rôles valorisant l’apparente juvénilité de ses traits.

C’est à lui que Costa Gavras, à court de fonds, fera appel en 1969 pour la production de son film Z  tiré du roman éponyme de Vassilis Vassilikos. Véritable appel à la révolte, Z  allie à Yves Montand et au prestige de la fine fleur du cinéma français, Mikis Théodorakis et la résistance grecque qu’il célèbre. Des liens étroits se créent entre le Français et le Grec, et à plusieurs reprises Perrin et Costa Gavras auront l’occasion de collaborer pour d’autres projets.

  Mais c’est le Crabe Tambour, en 1977, qui l’immortalisera sous les traits de l’enseigne Willsdorf, « le crabe tambour ». Ce film lui permet de se détacher de l’image de jeune adolescent romantique qui est la sienne  en incarnant cette figure légendaire. Très vite le film rencontre un succès considérable et consacre Perrin comme acteur.

Une carrière cinématographique prolixe, comprenant notamment La Belle et la Bête, aux côtés de Jean Marais et Catherine Deneuve, la Fille à la Valise, le Peuple Singe, s’enrichit de rôles télévisés notables : le feuilleton tiré du roman à succès de Frédérique Hébrard, Le Château des Oliviers, l’inscrit à son générique en 1993.

Inépuisable, Perrin est partout.

Un nouveau film culte français le ramène sur scène en 2001 lorsque son neveu Christophe Barratier fait appel à lui pour incarner Morhange adulte dans les Choristes qu’il produira également ; tandis que son plus jeune fils, Maxence Perrin prêtera ses traits au petit Pépinot.

  De nombreuses performances d’acteur ne doivent cependant pas faire oublier les super productions récentes de Perrin. Pionnier d’un genre nouveau, il marque le début d’une nouvelle ère cinématographique avec Microcosmos, qui recevra le César du Meilleur Producteur en 1997, Himalaya l’enfance d’un chef en 1999 et le Peuple Migrateur, en 2001, filmés du Brésil à New York, de l’Inde à Paris…tout autour du monde.

Après périples aériens et voyages au cœur du monde microbiologique, Océan, annoncé prochainement, devrait sous peu entraîner le spectateur dans une incroyable plongée sous- marine. Pari fou ? Calcul sensé ? Au temps d’Himalaya, Perrin lui-même disait déjà qu’« Un film qui nous emmène ailleurs et qui doit faire rêver les autres, comme on a rêvé, nous, auparavant, […] ce qui serait fou, ce serait de ne pas [le] faire. »

                                                                                                                   Amicie

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Publié dans cdifff2007

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