Ce blog sera opérationnel à partir du jeudi 22 mars 2007 pour l'ouverture du festival du film francophone d'Athènes.

Ce blog sera opérationnel à partir du jeudi 22 mars 2007 pour l'ouverture du festival du film francophone d'Athènes.
Lannig Stervinou répond aux questions d'Amicie et Adonia.
Jeudi 15 mars, départ du lycée en direction d’Athènes. Mis à part une attente d’un quart d’heure à l’arrêt de bus, et la difficulté de se déplacer à 18 dans le métro, nous parvenons tant bien que mal à la mairie d’Athènes avec même quelques 25 minutes d’avance. Quartier libre, c’est le temps des dernières mises au point pour tous ceux qui ont des interviews de prévues.
A l’heure dite, la conférence débute avec relativement peu de retard, nous prenons rapidement place dans des fauteuils très confortables mais pas le temps d’admirer les micros individuels et bureaux avec tiroirs personnels : La présence massive de caméras, reporters et photographes en tous genres nous indique que la conférence est sur le point de commencer.
Elle se fera pour la plupart en grec, avec l’intervention de Despina Moussaki, Responsable du Festival de Thessalonique, de Nikitas Kaklamanis, Maire d’Athènes, d’Alain Fohr, Directeur de l’IFA ainsi que de Lannig Stervinou, nouveau directeur artistique du Festival du film francophone, dont les propos sont simultanément traduits en grec.
8ème festival du film francophone, on retrouve, comme les années précédentes, la même volonté de prouver la diversité dont est capable la production francophone, nous confie Lannig Stervinou.
Quels sont les critères de sélection des films dans le cadre de ce festival ?
Avant tout promouvoir la francophonie, montrer qu’elle a encore beaucoup à donner, et également chercher à attirer la jeunesse. Cette année sera aussi une consécration au cinéma roumain, canadien et suisse tout en passant par le Tchad et la Guinée, le festival cherche ainsi à souligner la diversité de son programme. Enfin, ce festival du film francophone est aussi l’occasion de promouvoir des films achetés, qui sortiront par la suite dans les salles grecques. Une sélection de 15 films concourra pour le prix du public.
Et au niveau de l’organisation et des relations avec le festival de Thessalonique ?
C’est une grande responsabilité, qui demande énormément de travail, sans compter les soucis de dernière minute, mais on en retient un grand plaisir. E ce qui concerne les relations avec le festival du film francophone qui se déroule à Thessalonique, il est plus question de collaboration que de concurrence.
Cette 8ème édition du festival apportera son lot de nouveautés autant que de célébrités (Nathalie Baye, Claude Brasseur pour ne citer que les plus connus) et de réalisateurs ou producteurs (Olivier Dahan, réalisateur du tant attendu « La môme »)…Cette année 76 films seront proposés au public, soit plus du double de l’année passée, ce qui permet moins voire pas du tout de rediffusions .Parmi cette sélection, 4 sections seront « célébrées » :
- l’animation française
- la nouvelle vague du cinéma roumain
- un hommage à Pierre Richard, ou à son art du déséquilibre
- un hommage à Jacques Perrin, en tant que producteur.
Ce festival présente aussi une nouveauté avec la création de séances de minuit pour les plus mordus de cinéma, ainsi que d’une rubrique « Cinq films français à voir avant de mourir ».
Bien que destiné avant toute chose au public grec, signalons quand même que tous les films roumains ( sauf un, et une production polonaise) seront sous-titrés soit en français, soit en anglais pour faciliter la compréhension de tous les francophones d’Athènes et d’ailleurs.
Un festival, donc, qui promet plein de rebondissements et de nouveautés.
A ne surtout pas rater.
Adonia.
Edith Piaf est un enfant de la balle, née le 19 décembre 1915 dans la
misère. Son père est un modeste artiste de cirque et sa mère une modeste
chanteuse de rue. Edith révèle son talent et sa voix d’exception de
chanteuse populaire dans la rue à l’image de sa mère.
En 1935, elle est découverte par Louis Leplée et chante dans son cabaret
chic : "Le Gerny ’s" sous le nom d’artiste « la môme Piaf ». Son talent et sa
voix lui apportent le succès et des enregistrements de disques chez Polydor.
Mais le scandale qui éclate après l’assassinat de Louis Leplée la renvoie
d’où elle est venue : la rue et les petits cabarets de misère.
Elle reprend contact avec le compositeur Raymond Asso, grâce auquel elle
devient une chanteuse professionnelle de Music Hall aimée du public, et ses
chansons sont diffusées à la radio. Elle joue au théâtre et au cinéma, elle
part en tournée aux Etat-Unis et dans le monde entier. En 1948, alors qu’elle
est en tournée triomphale à New York, elle vit une grande histoire d’amour
avec le boxeur français d’origine marocaine Marcel Cerdan, qui devient
champion du monde de boxe et se tue tragiquement dans un accident d’avion le
28 octobre 1949 sur le vol Paris- New York alors qu’il vient la retrouver.
Edith Piaf souffre beaucoup et prend de grandes doses de morphine. Elle
chantera son grand succès l’Hymne à l’amour à sa mémoire.
Son état de santé empire et elle est dépendante de la morphine. En 1962, âgée
de 46 ans, épuisée, malade et droguée elle donne les concerts les plus
mémorables et les plus émouvants. Elle a cependant du mal à se tenir debout,
à bouger et chante sous perfusion de morphine. Le 9 octobre de la
même année, elle épouse Théo Sarapo, un jeune et beau chanteur grec, âgé de 26
ans. Elle retrouve le bonheur : ils chantent en duo : A quoi ça sert l’amour ?
En 1963, Edith Piaf décède le 10 octobre à l’âge de 47 ans usée pour les abus, la morphine et par les souffrances de toute une vie. Son dernier mari Théo Sarapo mourra dans un accident de voiture en 1970 et sera enterré à ses côtés.
Clio
A l’occasion de la remise d’un prix honorifique au grand producteur et acteur Jacques Perrin, nous vous proposons un retour éclair sur la carrière cinématographique d’un infatigable grand monsieur du cinéma français.
Jacques Perrin naît le 13 juillet 1941 d’un régisseur et d’une comédienne, « prédestiné » à une vocation héréditaire semble-t-il. Il débute sur scène très jeune, se voyant fréquemment offrir des rôles valorisant l’apparente juvénilité de ses traits.
C’est à lui que Costa Gavras, à court de fonds, fera appel en 1969 pour la production de son film Z tiré du roman éponyme de Vassilis Vassilikos. Véritable appel à la révolte, Z allie à Yves Montand et au prestige de la fine fleur du cinéma français, Mikis Théodorakis et la résistance grecque qu’il célèbre. Des liens étroits se créent entre le Français et le Grec, et à plusieurs reprises Perrin et Costa Gavras auront l’occasion de collaborer pour d’autres projets.
Mais c’est le Crabe Tambour, en 1977, qui l’immortalisera sous les traits de l’enseigne Willsdorf, « le crabe tambour ». Ce film lui permet de se détacher de l’image de jeune adolescent romantique qui est la sienne en incarnant cette figure légendaire. Très vite le film rencontre un succès considérable et consacre Perrin comme acteur.
Une carrière cinématographique prolixe, comprenant notamment La Belle et la Bête, aux côtés de Jean Marais et Catherine Deneuve, la Fille à la Valise, le Peuple Singe, s’enrichit de rôles télévisés notables : le feuilleton tiré du roman à succès de Frédérique Hébrard, Le Château des Oliviers, l’inscrit à son générique en 1993.
Inépuisable, Perrin est partout.
Un nouveau film culte français le ramène sur scène en 2001 lorsque son neveu Christophe Barratier fait appel à lui pour incarner Morhange adulte dans les Choristes qu’il produira également ; tandis que son plus jeune fils, Maxence Perrin prêtera ses traits au petit Pépinot.
De nombreuses performances d’acteur ne doivent cependant pas faire oublier les super productions récentes de Perrin. Pionnier d’un genre nouveau, il marque le début d’une nouvelle ère cinématographique avec Microcosmos, qui recevra le César du Meilleur Producteur en 1997, Himalaya l’enfance d’un chef en 1999 et le Peuple Migrateur, en 2001, filmés du Brésil à New York, de l’Inde à Paris…tout autour du monde.
Après périples aériens et voyages au cœur du monde microbiologique, Océan, annoncé prochainement, devrait sous peu entraîner le spectateur dans une incroyable plongée sous- marine. Pari fou ? Calcul sensé ? Au temps d’Himalaya, Perrin lui-même disait déjà qu’« Un film qui nous emmène ailleurs et qui doit faire rêver les autres, comme on a rêvé, nous, auparavant, […] ce qui serait fou, ce serait de ne pas [le] faire. »
Amicie
« La Môme »
Olivier Dahan intègre à vingt ans l’Ecole d’Art de Marseille où il obtient en 1991 le Diplôme National Supérieur d’ Expression plastique. Passionné par l’image, il réalise sept courts métrages entre 1988 et 1997. Il réalise également de nombreux clips notamment pour IAM et Mc Solaar, puis aussi pour des artistes internationaux, comme The Cranberries et Zucchero. En 1994, il met en scène son premier long métrage, Frères, qui sera sélectionné au Festival international du film de Berlin. En 1997, il passe au cinéma avec Déjà mort, un drame montrant la jeunesse niçoise riche et mal dans sa peau.
Cinq ans plus tard, après avoir changé totalement de registre avec une adaptation assez ambitieuse du conte de Charles Perrault, Le Petit Poucet (2001),il retourne au style sombre avec La Vie promise (2002) où Isabelle Huppert interprète une prostituée à la recherche de son ex-mari. L’année suivante, les producteurs Alain Goldman et Luc Besson, intéressés par son style visuel, lui confient la réalisation des Rivières pourpres 2-Les anges de l’apocalypse.
Puis, arrive le début 2004, où l’idée de faire un film sur la vie d’Edith Piaf lui vient pendant qu’il feuillette un livre sur la célèbre chanteuse. Deux ans plus tard, Marion Cotillard incarne Edith Piaf, surnommée la môme, à cause de sa petite taille.
La Môme fait l’ouverture du Festival de Berlin 2007 et est également en compétition officielle. Tout ceci est certainement mérité, car Marion Cotillard interprète à merveille une Edith Piaf jeune et âgée, durant son enfance et sa gloire ; une enfance entre trottoir, drogue et prostitution.
Olivier Dahan affirme : « La Môme est un portrait. » ; en effet, le portrait d’une chanteuse inoubliable avec une voix exceptionnelle, mais une vie tellement perturbée.
Pourquoi Marion Cotillard, une actrice peu connue à l’étranger et encore peu médiatique selon les producteurs, pour incarner Edith Piaf ? La réponse, Olivier Dahan nous la donne : « Mon choix s’est basé sur l’intuition… Je sentais vraiment qu’elle était capable de tenir ce rôle et qu’elle arriverait à devenir Piaf. » Elle a dû se raser la moitié du crâne, ainsi que les sourcils pour ce rôle, mais Marion Cotillard n’a pas hésité.
Olivier Dahan a seulement écrit des scènes qui lui plaisaient. C’est peut-être cela qui fait la beauté du film et laisse au spectateur un souffle de pureté.
Le Mercredi 14 Mars 2007 à 12h30, l’ambassadeur de France, M. Bruno Delaye, nous a très gentiment accordé une interview concernant ce huitième Festival du Film Francophone. Voici les questions que nous lui avons posées :
- Quels sont les moyens que l’ambassade consacre au FFF8 ?
Toute une équipe de l’Institut, un budget qui est alimenté par l’argent de l’Institut et par l’argent donné par les sponsors. Le principal sponsor est Emporiki Bank (Banque Commerciale de Grèce).
- Ce festival vous paraît-il une bonne manière de diffuser la francophonie ?
Bien sûr, puisque c’est un festival francophone, qui donne à connaître à un public grec un panorama des films francophones les plus récents. Il ne s’agit pas seulement de films français, mais également de films canadiens, belges, suisses, roumains et grecs.
- Etes-vous cinéphile, vous-même, et quel genre de films préférez vous ?
Je suis cinéphile, bien que je n’aille pas souvent au cinéma car je n’ai pas le temps. Alors quelque fois, très tard le soir, je regarde des DVD. En général, des films récents, bien sûr, mais c’est très éclectique, je visionne des films français mais aussi américains, anglais, allemands et espagnols.
- Le public grec est-il amateur du cinéma français ?
Je crois que le public grec est amateur de cinéma français parce que nous avons plus d’une trentaine de longs métrages qui sortent tous les ans sur le marché grec, qui sont distribués dans les cinémas grecs. En part de marché, ce n’est pas très important, environ 7%, mais c’est supérieur à la moyenne de beaucoup de pays.
- Quelle est la place de la Grèce dans la francophonie ?
La Grèce commence à prendre une part active dans la francophonie puisque ça fait maintenant deux ans qu’elle est dans cette famille. Elle y est entrée vraiment officiellement il y a six mois et on vient de signer avec Mme Bakogiannis, ministre des affaires étrangères de Grèce, un accord qui porte sur la formation de trois cents fonctionnaires greco-français pour pouvoir s’exprimer dans les réunions internationales. On va également former, tous les ans, à peu près cinq cents officiers de l’Armée Grecque à la langue française. Par ailleurs, on sent que dans les écoles, même au niveau primaire, on rencontre à nouveau une demande pour le français.
- Avez-vous participé à d’autres Festivals du Film Francophone ?
J’ai organisé, quand j’étais au Mexique, le Festival d’Acapulco, qui n’était pas un festival francophone, mais exclusivement de cinéma français. C’était un grand festival, les marraines de ce festival, la première année, étaient Catherine Deneuve et une grande actrice mexicaine. C’est un festival qui a très très bien marché et qui nous a permis de mieux diffuser le cinéma français dans un pays lointain comme le Mexique.
Agathe
Stépanie Capétanidis entourée d'Agathe et Nathalie
Jeudi 15 mars 2007, après la Conférence de Presse du FFF8, Stéphanie Capétanidis nous a accordé quelques instants pour nous parler d'elle et de ce qu'elle pense du FFF8.
Stéphanie Capétanidis, actrice, est une ancienne élève de l'option théâtre et fille d'un ancien professeur du Lycée Franco-Héllénique. Elle est aussi la soeur de Serge Capétanidis qui est responsable du Jury des Jeunes. Avec Vassilis Vassilikos, elle est chargée de remettre un Prix Spécial à Jacques Perrin, réalisateur de Microcosmos et du Peuple Migrateur.
« Dans la télévision, ce que je n'aime pas, dit-elle, c'est que c'est un travail trop rapide, tout se passe très vite, on n'a pas le temps de réfléchir. Il faut penser à la lumière, se placer de telle façon, jouer ce que l'on a à jouer et on n'a pas le temps de faire de répétition.
Depuis deux ans, j'alterne entre Paris et la Grèce, j'essaye de travailler dans les deux pays. Depuis que je suis en Grèce, je vais au Festival du Film Francophone. Ca me plaît beaucoup, j'ai l'opportunité de voir tous les films que j'aime du cinéma français. Je trouve que c'est très bien organisé et j'ai beaucoup aimé le travail des élèves de seconde de l'année dernière. Je trouve que c'est très intéressant de faire participer les jeunes et je trouve super que vous soyez enthousiastes. Je crois que c'est beaucoup mieux cette année, les jeunes metteurs en scène sont beaucoup plus nombreux. Apparemment cette année, ça a pris une grande importance. »
Nathalie
Alain Fohr, Directeur de l'Institut Français, répond aux questions d'Efrossyni
Une interview d’Alain Fohr, de quelques minutes à la fin de la conférence de presse, nous a suffi à prendre conscience de l’importance du festival francophone. En effet, jeudi 15 mars, ce dernier nous a souligné la magie qu’offre le cinéma malgré l’apparition croissante de DVD et téléchargements sur Internet.
Les jeunes continuent à préférer les grands écrans, lieux privilégiés, où il leur est possible de créer leur propre ambiance. Selon lui, le festival du film francophone apporte une toute autre approche de la culture française au public grec : « un panorama très complet de la diversité des cultures que représentent aujourd’hui la francophonie dans le monde ».
Est-ce que les productions françaises pourraient alors un jour supplanter les productions hollywoodiennes ? Soyons honnêtes, là n’est pas l’objectif, d’autant plus qu’ils possèdent des intérêts différents. Alain Fohr ajoute : « il faut éviter l’uniformisation culturelle dans le monde. »
Rappelons tout de même que le film francophone se trouve dans les premiers rangs mondiaux de l’industrie cinématographique, avec une exportation universelle. Somme toute, Alain Fohr est très confiant dès qu’il s’agit du devenir des films francophones. Le festival du film francophone nous donne donc l’opportunité de promouvoir la richesse de la culture française.
Clio et Efrossyni
Amicie en compagnie de Jacques Perrin, pendant que Thalia prend la photo !
Au lendemain de la cérémonie d’ouverture, à l’occasion de laquelle Jacques Perrin s’est vu remettre un prix d’honneur par Vassilis Vassilikos, l’acteur et producteur français a accepté de nous recevoir à l’IFA, à l’occasion d’une projection du « Peuple Migrateur ». Très décontracté, l’entretien débute dans un climat détendu. Après les présentations d’usages, Jacques Perrin entre dans le vif du sujet : ce 8e Festival du Film Francophone. Bien qu’étant venu à maintes reprises en Grèce, et connaissant bien ce pays, le Festival était une expérience nouvelle pour lui, intéressante du point de vue des diversités culturelles. Ces cultures cependant ne doivent pas se mélanger ; en France, il faut ainsi « faire en sorte que le cinéma grec soit connu » et vice-versa. Les co-productions gréco-françaises sont rares, (on retiendra « Z » en particulier) ; et la différence de production est elle aussi considérable : la France produit bien plus de films par année que la Grèce. Ces semaines culturelles doivent donc permettre « de connaître l’identité de l’autre », et non pas de promouvoir sa propre culture.
La Grèce, déficiente en quantité de productions, bénéficie cependant d’un champ inouï de thèmes à exploiter : « son histoire, ses réalités politiques » représentent des potentiels cinéma ; mais qui restent dépendants du ressort et de la volonté de chacun.
Ressort et volonté n’ont pas dû manquer à Jacques Perrin au cours de ces dernières années. Il a volontiers évoqué ses dernières productions phares : Microcosmos, Himalaya, et Le Peuple Migrateur. Un défi, un pari, ces films ? « Il n’est pas question de défi, de pari : je fais les films que j’aime. » A la différence du cinéma américain et de son rayonnement à travers le monde, Perrin ne cherche pas à s’imposer parmi les box-offices de la semaine. Faire un film populaire n’est pas son objectif ; il faut que le sujet en vaille la peine. « Le film prend alors sa propre dimension, sa propre personnalité, et c’est comme ça qui séduit un public. » Créer ce film, lui donner vie, c’est alors « innover, faire du bricolage, inventer des systèmes techniques novateurs ». Suivre les oiseaux du Peuple à la machine ne requiert pas du tout les mêmes capacités techniques que l’exploration d’un monde marin. Prévu pour 2009, Océan sera le résultat de 4 ans de travail, à la rencontre des mammifères marins… « ce qui n’est pas toujours évident. » Différents systèmes ont été mis en place pour les approcher ; pour « filmer la mer dans tous ses états ».
Passionné par ce métier de producteur et les exigences qu’il s’impose, Jacques Perrin a cependant une carrière très diversifiée et très riche derrière lui. Une question s’impose : « Producteur, acteur ; quelle étape avez-vous préféré dans un film comme les Choristes ? » Il répond du tac au tac : « producteur, acteur…et chef d’orchestre ! » [Morhange adulte dans Les Choristes]. « Ces trois fonctions sont un amour partagé, j’ai plusieurs maîtresses ! Dans le domaine du cinéma, se modifier, c’est extraordinaire ». Les deux côtés de la caméra n’ont en effet plus de secrets pour Jacques Perrin.
Il aime produire, créer des films incroyables de justesse et de finesse techniques ; mais il aime aussi s’amuser, parce que « être acteur, c’est un jeu, ça prend une dimension surréelle, c’est jouer comme des enfants ! ».
Amicie
Actrice française, née le 30 Septembre 1975 à Paris d’un père réalisateur et d’une mère comédienne. Dès son plus jeune âge, Marion a toujours baigné dans le domaine artistique. En 1994, grâce à une mise en scène de son père, Marion obtient le Premier Prix au conservatoire d’Arts Dramatiques d’Orléans. Marion obtient ensuite le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film : Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet.
Agathe
BIET Nathalie
CARYTSIOTIS Adonia
CHEYLAN Agathe
EPALANGA Isaias
GOUFAS-SPANOS Orpheas
ICHIM Cristina
KANELLOS Thalia
MOUSTAKLI Fotini
PELISSIE DU RAUSAS Amicie
STAMOU Efrossyni
STAVROPOULOU Clio
THEOLOGITIS Alexis
VALLI Judith
VILINGA Eliseu
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