Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 12:17

Avec beaucoup d’humour et de sensibilité, Laurent Tirard le réalisateur, nous promène dans le monde de Molière et nous présente une image très différente de ce dernier. En utilisant plusieurs personnages des pièces de Molière (Tartuffe, le Bourgeois gentilhomme, L’Avare), le réalisateur « construit » une histoire d’amour à travers laquelle on découvre des facettes inconnues de la vie du grand comédien.

« Il y a trois ans, j’ai eu cette idée une peu folle d’imaginer l’histoire de Molière, en insérant quelques faits réels » a affirmé hier soir le réalisateur. En effet, le film nous apprend que Molière a toujours voulu jouer de la tragédie et devenir un auteur tragique. Pour satisfaire un public qui le voulait comédien et de satisfaire également sa propre volonté d’écrire des pièces tragiques, il choisit alors d'écrire des pièces de tragicomédie. C'est-à-dire qu’il présente des situations tragiques et se moque de la société dans laquelle il vit, mais en utilisant toujours  l’humour.

"Molière" est un film très agréable qui nous présente une partie seulement de la vie de l'auteur, très bien mise en avant grâce aux jeux des acteurs et à l’humour. Les spectateurs français comme les spectateurs grecs, grâce aux sous-titres bien traduits, ont rempli la salle d’éclats de rire.

Une autre vision de Molière très bien présentée.

 

                                                                                    Agathe et Thalia

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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 10:17

                                                                        Julie depardieu au Festival

Dans « la faute à Fidel », Anna, neuf ans, vit jour après jour dans le monde protégé de son enfance, entre son école privée, sa maison et ses grands parents, jusqu’à la mort de son oncle. L’arrivée d’une cousine espagnole marque le début d’évènements incompréhensibles pour elle. Entraînée dans un tourbillon de changements, la fillette voit son monde d’ordre et d’habitude se bouleverser autour d’elle. L’engagement de ses parents pour le communisme, la lutte « pro avortement » de sa mère introduisent dans l’appartement _ la grande maison ayant été cédée _ des hommes et des femmes étranges. Les barbudos envahissent leur famille, sans menacer aucunement l’enfant qui assiste, curieuse…à une dînette communiste. Des voyages au Chili, de nouvelles connaissances, vont profondément transformer ses parents. Tout cela n’a aucune importance directe pour Anna au premier abord mais tout doucement ces changements vont se faire plus intenses avec le déménagement, la valse perpétuelle des nounous, l’appartement plus petit et la ronde de nouveaux visages.

Des tensions surgissent alors, lorsque le choix de Marie et Fernand, les parents, s’avère incompatible avec la vie qu’ils menaient « avant ». Obstinée, Anna obtient la permission de poursuivre sa scolarité à l’école privée Sainte Thérèse ; mais elle choque et angoisse ses grands-parents de Bordeaux en leur apprenant que ses parents l’ont retirée du catéchisme. Parallèlement les évènements politiques s’accélèrent, et le soir de la victoire d’Allende aux élections présidentielles chiliennes, la joie des barbudos dans l’appartement séduit même Anna, devenue leur mascotta.

Peu après, celle-ci demande à ses parents de changer d’école ; et abandonne l’uniforme et Ste Thérèse pour intégrer une école primaire laïque au grand soulagement de ses parents. Le coup d’état supplantant Allende quelques années plus tard ne passe pas inaperçu aux yeux de l’enfant maintenant grandie. Sensible à la détresse de son père, Anna saisit la signification de l’écroulement en quelques minutes de plusieurs années de rêves et de lutte, de sacrifices et d’idéaux.

Mais le monde des adultes reste le monde des adultes. Communisme ou pas communisme, Anna poursuit sa vie de petite écolière française et ne dédaigne pas les rondes enfantines dans la cour de récréation.

La fraîcheur de ce dernier plan est à l’image du film de Julie Gavras: un monde caché adulte se répercutant sur l’enfance. Le choix d’un regard enfantin sur des évènements politiques « de grands »  constitue l’essentiel de ce film, et permet certaines remarques ou prises de conscience parfois percutantes. On notera l’extraordinaire performance de la petite Nina Kervel aux côtés de Julie Depardieu (Marie, la mère) et de Martine Chevallier (Bonne-Maman). Il est particulièrement intéressant dans ce film de voir se superposer la vie quotidienne ordinaire d’une famille de quatre avec des évènements politiques de l’Histoire. Certains passages sont très bien sentis, principalement dans la seconde moitié du film. L’humour est également très présent tout au long de cette histoire, résultant souvent du heurt entre monde petit bourgeois et apprentis communistes. Des décalages parfois hilarants naissent également de la confrontation entre une famille très « libre » et d’autres plus guindées. (« J’parie que tu sais même pas comment on fait les bébés ! »)

François, le petit frère, est touchant en bambin de quatre ans et apporte une touche de fraîcheur supplémentaire à l’histoire. On apprécie enfin une excellente bande sonore, et la récurrence d’une petite musique symbolisant l’enfance d’Anna et François.

L’adoption de ce point de vue enfantin coince cependant parfois. On reste dubitatif devant certaines répliques lourdes de sens et bien entendu vecteur du film de la petite Anna. L’effort et l’obstination de ses parents de ses parents à lui expliquer les bienfaits du communisme a suscité à de nombreuses reprises le rire de la salle ; comme lorsque Anna, d’un ton pénétré, s’exclame après qu’on lui ait expliqué que le communisme était à la source de tous ces changements : « mais alors, c’est la faute à Fidel ?! » Cette réplique, à l’image d’autres, ne « passe » pas. De même, on ne mord pas à la dînette communiste et l’attendrissement de ces barbus caricaturaux devant l’innocence d’Anna alors qu’ils tentent de lui expliquer qu’on ne doit pas jouer à la marchande mais « troquer » pour rendre tout le monde heureux. Cette seconde partie reste malgré tout plus percutante que la première. Les explications et sermons perpétuels des parents à leur fille de neuf ans sonnent parfois creux, mais les réactions de la petite séduisent parce qu’elles sont très justes et bien observées.

On aurait aimé avoir l’éclairage de Julie Depardieu, mais celle-ci n’a fait qu’une apparition éclair avant la projection, s’éclipsant ensuite pour ne plus revenir, à la déception visible de plusieurs spectateurs. La faute à Fidel effleure en effet bon nombre de sujets sensibles et certains aspects en sont discutables. Dommage qu’on n’ait pas pu les discuter !

                                                                                                                                   Amicie, Judith et Clio

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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 10:10

Roshdy Zem, Réalisateur et acteur et Pascal Elbé, Scénariste et acteur, au Festival.

Clara et Ismaël forment un jeune couple épanoui, cohabitant depuis maintenant quatre ans. Elle est juive, il est arabe ; il mène chacun leur vie et ne partagent que le meilleur de ce qu’ils sont. Professeur de musique, Ismaël n’a rien d’un décideur autoritaire ; psychomotricienne dans un hôpital, Clara a du caractère pour deux.

Lorsque le jeune ménage découvre que Clara est enceinte, c’est le plus beau jour de leur vie.

Rapidement, il décide d’officialiser leur union. Les difficultés commencent lorsqu’ il s’agit de faire les présentations. Clara, qui avait toujours cru ses parents juifs ouverts, découvre qu’ils sont loin d’être prêts à accepter un gendre arabe. Ismaël, quant à lui, supporte mal le mépris affiché de sa future belle famille.

Stupéfaire puis méfiante, Clara voit alors Ismaël ré-adopter certaines traditions musulmanes. Les choses tournent à l’aigre dans le couple : tandis qu’Ismaël s’obstine dans ses convictions religieuses, Clara les supporte de plus en plus mal. Séparations, portes qui claquent et pressions parentales brisent la cohabitation harmonieuse qui régnait jusque alors dans le couple. Tandis que Clara se réfugie chez ses parents, Ismaël rompt à son tour avec Milou, son meilleur ami, juif lui aussi. Le conflit palestinien, d’actualité, attise les sentiments de rancune et les exacerbe. Ismaël en vient à questionner ouvertement Clara sur leur réel désir à avoir cet enfant. C’était aller trop loin. Bouleversée, la jeune femme le quitte à nouveau  et envisage l’avortement comme porte de secours. De son côté, Ismaël s’isole de plus en plus, se refusant toujours à avertir sa mère de l’existence de Clara ; jusqu’à ce qu’une conversation imprévue avec Milou lui ouvre (enfin) les yeux…

  Amitié, amour, tendresse sont les clés de ce film : les relations parents-enfants, mari-femme, ami-ami se nouent et se dénouent au gré des pressions auxquelles sont soumises les personnages. La question reste : jusqu’à quel point la vie d’un individu doit-elle se construire sur les traditions et conseils d’autres ? A travers l’élément romantique, le film effleure en effet bon nombre de sujets sensibles. Ces problèmes, au cœur de notre société, sont plus d’actualité que jamais, et la foi n’est pas toujours centrale dans ce film. « Là, tu vois, tu confonds religion et tradition » assène Clara à Ismaël. Et peut être définit-elle ainsi tout ce dont traite le film. La religion, au premier abord au cœur de cette histoire, ne serait elle qu’un prétexte ? Judaïsme et islam s’opposent violemment sur fond de conflit politique ; mais pas une seule fois les personnages ne sont vus entrant ou sortant d’une synagogue, ou d’une mosquée. Ces lieux religieux sont même sujets à plaisanterie entre les deux amis ; la kipa de Milou suscite le rire des passants, des amis…et des spectateurs. Il en va de même pour une tentative de discussion théologique absurde et fondée sur un malentendu, dont les personnages rient par la suite.

Non, il semblerait plutôt que ce film s’attaque à des conflits sociaux plus généraux. Clara et Ismaël sont tour à tour confrontés à l’intolérance, au racisme, à l’avortement. Autant de thèmes, parfois tabous, qu’il est difficile d’ignorer aujourd’hui. La progression d’un antagonisme sourd dans le couple brutalement mis en face de ces problèmes détruit peu à peu leur harmonie…et leur amour ?

Loin d’être une simple comédie à l’eau de rose, Mauvaise Foi retrace le chemin semé d’embûche de deux « futurs parents », incapables de communiquer, fonçant droit dans les querelles. Des éléments minimes sont ainsi montés en épingle, et prennent une importance qu’ils n’auraient jamais eue autrement. On regrette peut être la facilité avec laquelle Clara et Ismaël se réconcilient, pour mieux se disputer le quart d’heure suivant, pour retomber ensuite dans les bras l’un de l’autre, bien que le charme de Cécile de France opère, comme toujours, d’un bout à l’autre du film. Humour, rires, larmes parfois sont au rendez vous ; certains cependant ont déploré une fin trop rapide, trop ambiguë. Réponse des scénaristes : une fin « tragique » était hors de question, « le happy end était souhaité » quoiqu’il arrive. On ne le regrette d’ailleurs pas ; mais on ne le comprend pas toujours.

Etant resté sur notre fin, nous avons voulu en savoir plus en interrogeant le public, et les réactions étaient extrêmement variées. L’antisémitisme dont traite le film n’est pas passé inaperçu  « des répliques percutantes mais si j’avais été juif ou musulman, les dialogues m’auraient blessé » « J'ai vécu à Paris et je n’ai jamais ressenti de conflit entre juif et musulman ». Les réalisateurs ont parfois été taxés d’utopistes : « Ayant connu cette situation la fin ne me parait pas très réaliste » ; «  Pour moi la fin était trop embellie. »

Les avis divergent donc. La fin en elle-même prête  confusion. Faut il rire ? Pleurer ? Roshdy Zem, encore une fois, refuse les pleurs. Aux plus pessimistes de juger.

 

Amicie, Judith et Clio
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 08:35

Après avoir vu « Les Ambitieux », Catherine Corsini, la réalisatrice, nous a accordé très gentiment un petit moment pour répondre à nos questions.

 Isaias : Est-ce que vous aimez être ici en Grèce ?

C C : oui, je suis très contente de venir encore ici. C’est la deuxième  foi que je participe à ce festival.

 Isaias : combien de temps avez-vous mis  pour faire ce film ?

 C C : J’ai mis un an pour écrire le scénario et 6 mois pour trouver l’argent et trois mois  pour le réaliser.

 Isaias : Pourquoi vous avez-vous choisi cette histoire ?

 CC : Je voulais montrer que souvent les femmes ont plus de mal que les hommes à accéder à des postes de pouvoir. Je voulais aussi montrer que le pouvoir rend seul. C'est difficile d'avoir une vie de famille, une vie accomplie et un poste important. La carrière du personnage de Judith Zahn s'est construite uniquement sur l'ambition. Elle va rencontrer quelqu'un qui va lui faire comprendre qu'il manque quelque chose à sa vie. Je voulais que ça soit fait d'une manière ludique, drôle et enlevée. Je ne voulais pas traiter de ce sujet d'une manière dramatique.

 Isaias : je n’ai pas très bien compris le choix de la fin du film. Pourquoi avoir choisi une fin heureuse ?

 CC : moi je voulais  faire un fin heureuse, que les personnages se comprennent enfin, on laisse tout et on suit son ambition, son amour et voila pourquoi je choisi cette fin.

 Isaias : Vous avez  parlé d’ambition, est-ce que le titre  du  film a  quelque chose  à voir avec sa fin ?

 CC : Oui,  la fin du film  a à voir avec le titre  du film.  C’est une des raisons pour laquelle j’ai choisi ce titre .

 Isaias 

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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 12:22

« Pardonnez-moi » est un film de Maïwenn Le Besco réalisatrice, actrice, productrice et scénariste Française née en 1976.

Maïwenn est l'actrice principale de ce film. Alors qu’elle attend son premier enfant, Violette (Maïwenn) décide de lui offrir un film sur sa famille. De cette façon, elle veut lui révéler les secrets de famille et faire éclater la vérité. Pour cela elle doit affronter à tour de rôle sa mère, ses sœurs, un journaliste qui a connu sa mère 20 ans plus tôt, et enfin son père…

Aveux, larmes et fous rires, tout ceci reste tout de même très ambigu. C’est un film plutôt violent du point de vu moral et son histoire reste difficile à suivre, il faut s’accrocher dès le début !

                                                                                                         Agathe

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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 12:12

Eliseu, Céline Salette, et Agathe.

"Les meurtrières" est un film français de Patrick Grandperret, réalisateur, scénariste et acteur Français né en 1946.

 Les deux actrices principales du film sont : Céline Salette et Hande Kodja. Ces deux jeunes filles sont normales, mais un peu fragiles. Leurs chemins vont se croiser. Elles se reconnaissent immédiatement dès leur première rencontre… Ensemble, elles font preuve de force malgré leur manque d’argent et leur peu de chance, elles n’ont que leurs rêves…

Ces deux jeunes filles sont en quête d’amour et à chaque instant qui passe, chaque rencontre leur ferme un peu plus les portes d’un monde dont elles n’ont pas les clés. N’ayant rien en poche, elles ne vont pas très loin ou trop loin !

 Ce film est aussi un projet historique fondé sur un fait divers et repose sur les interprètes. Céline Salette et sa camarade Hande Kodja ont fait la rencontre de Patrick Grandperret qui les a formées. Pour la première fois Céline tournait dans un film. Le scénario lui a beaucoup plu, et c’était l’occasion pour elle d’avoir une plus grande expérience du métier d’actrice, puisque, auparavant, elle n’avait joué qu’au théâtre.
 Patrick Grandperret a du travailler avec Hande et Céline pendant un mois pour les préparer : il voulait dépasser le fait divers vieux 30 ans pour le resituer dans la société actuelle où domine le problème de l’argent.
« Rien n’était improvisé, même si Céline pensait être libre alors qu’elle ne l’était pas forcément ! » nous a affirmé Patrick Grandperret.
 Le scénario est bien trouvé et le rôle des acteurs est juste, car tout au long du film nous sommes plongés dans l’histoire de ces deux jeunes filles et nous nous demandons si elle vont s’en sortir et comment. C’est un film assez émouvant surtout la dernière partie qui surprend mais qui pourrait à chacun d’entre nous aujourd’hui !
 
Eliseu et Agathe.
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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 11:11

                                              Nathalie, Jacques Perrin, et Agathe.

Juste avant son départ, à l’issue de la conférence de presse qui s’est déroulée vendredi 23 mars, Jacques Perrin a répondu à toutes les questions posées par les journalistes grecs présents dans la salle. Il a parlé du financement de ses films, de la relation qu’il a avec les industries techniques et les banques, du rayonnement culturel des films en général, de ses opinions sur différents sujets et de ses projets.

 Cela fait quarante ans que Jacques Perrin fait des films et il sait de quoi il parle lorsqu’il dit qu’ « un résultat de producteur, ça se mérite par les efforts et les rencontres qu’il fait. »

 « J’ai toujours payé mes dettes, c’était pour moi un point d’honneur. Parfois, j’ai mis deux, trois ou quatre ans à rembourser mes films, en étant acteur ou en faisant un autre film. Le cinéma, ce n’est pas seulement de l’expression, c’est aussi être responsable de ce que l’on fait.

 Pour financer mes films, je vais voir des compagnies industrielles ; elles n’ont jamais fait de cinéma, l’approche est longue et difficile, mais au bout d’un certain moment, j’arrive à les mettre en confiance. Etre producteur, c’est avoir des gens qui ne voient pas le film, mais vous allez le leur montrer. La première projection se fait avec des mots et si vous êtes suffisamment convaincu et convaincant, vos premiers spectateurs sont vos financiers et cette source de financement est très importante. J’ai un rapport de confiance avec les industries techniques et les banques. Un producteur, c’est quelqu’un qui s’engage, qui va au-devant et qui prend sur lui des responsabilités. C’est une action sociale : si on veut obtenir quelque chose, il faut prendre des risques.

 S’il y a des gens qui participent, c’est qu’ils rêvent du film que j’aurai à raconter ; je dois être avec eux jusqu’au bout du chemin, c’est ce qui fait qu’au bout d’un certain temps j’ai des partenaires. »

 « Le cinéma, c’est l’avant-garde de l’identité d’un pays. Je pense que la France perd sa place en Afrique. Les films français ne sont pas accompagnés. Les américains vont en Afrique, en Russie, et donnent leurs films gratuitement. C’est une tactique formidable. Je suis persuadé que les efforts pour maintenir la culture de Coca-cola existent, ils les entretiennent. Nous, on dit que le cinéma c’est de l’art, ça fait partie de l’éducation nationale, d’un secteur, d’une identité qui doit être diffusée. Il faut que le gouvernement se rende compte que la culture est importante, c’est comme ça que les relations diplomatiques et commerciales peuvent s’instaurer entre différents pays, et pas seulement par le cinéma, mais par tout ce qui est expression artistique, comme la peinture et la musique. L’image est très importante ; mais elle reste trop cantonnée à l’action culturelle. »

 « Je ne dis pas qu’il y a priorité, mais je trouve que faire des films écologiques, c’est faire une action politique. On voit dans quel état est la planète, on voit toutes les menaces qui pèsent sur tout ce qui compose la nature, que ce soit l’eau, les espèces… Il y a de la part des gouvernances une indifférence. On va droit au mur, c’est terrifiant. Rien que sur le sujet que je traite en ce moment, 90% des poissons pélagiques et des requins ont disparu. Mes collaborateurs scientifiques disent que rien ne serait plus inhumain qu’un monde où il n’y aurait que des êtres humains. Pourquoi n’y aurait-il pas une éducation au respect de là où l’on vit. Il n’y a pas de « Nations Unies » de l’environnement. Il en faudrait une avec des possibilités de sanctions et des casques bleus. Il y en avait déjà quelques uns en France, des prophètes comme Cousteau, qui disaient qu’on va à un désastre planétaire. Ce n’est pas qu’on y va, on y est déjà. Si les mesures ne sont pas prises tout de suite, demain il faudra mener nos enfants aller voir les eaux et tout ce qui est enfermé, ce ne sera plus la nature, mais nos jardins. On prend des animaux, on les met dans des zoos, et on dit : « C’est la sauvegarde d’une espèce. » Mais c’est bidon ! Une espèce n’existe pas ; ce qui existe, c’est la correspondance entre un animal et son milieu. Pour protéger les espèces, il ne faut faire qu’une seule chose : protéger le milieu et laisser les animaux tranquilles, ils se protégeront eux-mêmes. Mais vouloir les mettre dans des bocaux, c’est débile. L’identité de l’homme n’existe que par différence aux autres individus de la planète et on a besoin des animaux pour s’identifier. On doit comprendre que la planète, ce sont des territoires à partager. On se les est tous appropriés : c’est terrifiant, et notamment en matière de ressources. On est contraint de s’occuper des autres, ce n’est pas par humanisme, c’est par évidence politique. Faisons référence à l’OMC : lorsqu’un état ne respecte pas son budget national, il est sanctionné. Un état entier ! Mais par rapport à la défense de la planète, dont nous avons besoin, il n’y a pas de sanction. Il y a quelques articles, quelques écolos, mais ce n’est pas suffisant. »

 «  J’ai arrêté le film politique traditionnel parce que j’ai eu l’impression d’avoir trouvé la bonne recette. J’aime rencontrer des difficultés, j’aime le cinéma quand on dit : « Comment on va faire ? » Quand rien existe et qu’il faut tout inventer. »

 Rapport aux élections en France : « On condamne des candidats, on ne les choisit pas. C’est par dépit pour un candidat que l’on va voter pour l’autre. L’image d’un candidat ne monte pas, mais l’effet de pression fait que celui du milieu bénéficie du refus pour les autres. Ce qui a marqué dans chaque ministère, ce sont des hommes, des femmes, des individus qui ont pris des initiatives, rarement en fonction des grands mouvements. »

 A propos de son prochain film « Océan » : «  Je veux faire un hymne à la nature, un opéra sauvage. La nature est fragile et menacée et on ne peut pas en parler sans citer les hommes : sur-pêche, pollution. Dans ce film, je ne veux pas montrer que l’espoir, mais l’espérance. La raison est que tout ce qui a été filmé jusqu’à présent, c’est la mer dans un bocal. Moi je suis un poisson parmi les poissons, je veux être dans leur mouvement. Cela implique des inventions de système. Etudier quelqu’un, c’est être dans le même sillage. Tous les plans que je fais, c’est avec un grand angle : pas de zoom, pas de télé-objectif, je veux être dans la réalité. Il faut être très très près, non pas pour donner une photo, mais une émotion. »

 Nathalie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 09:14

Thriller d’Eric Barbier plutôt pas mal réussi. Ce genre cinématographique est moins répandu en France, où l’on privilégie plus les comédies et les films d’amour.

Véronika Varga, actrice du film, était présente et nous a donc affirmé : « Eric a  beaucoup travaillé le scénario ». En effet, il s’agit d’un scénario très bien réfléchi où à chaque moment on se demande ce qu’il va se passer mais où on doit attendre la fin du film pour le savoir…

« Le Serpent » est l’adaptation cinématographique du roman du britannique Ted Lewis «  Plender » .

Vincent Mandel est photographe et père de famille en instance de divorce. Il voit sa vie s’effondrer petit à petit à cause d’une manipulation orchestrée par un ancien camarade de classe, un certain Joseph Plender ; ce dernier veut se venger du mal qu’on lui avait fait durant son enfance. Une course commence alors. Meurtre, enlèvement et chantage conduiront Vincent vers sa justice. Le but final est de battre Plender.

Comme tout film d’action, la musique joue un rôle primordial ; ici aussi, la musique nous a gardé en haleine jusqu’au bout.

Méfiez-vous de vos anciens camarades… 

  Efrossyni

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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /2007 08:03

Bamako est un film réalisé et produit par Adberrahmane Sissako, né à Kiffa (Mauritanie) le 13 octobre 1961.

 

 

 

 Pour lui, le cinéma, c’est autobiographique. Bamako a été présenté au festival de cannes en 2006, projeté hors compétition.

 

 Bamako est un film politique car il propose une manière nouvelle de renverser le pouvoir sans hostilité ni confrontation. Alors que dans le tiers monde, l'absence du peuple semblait acquise, les nations opprimées, exploitées, restant à l'état de perpétuelles minorités, en crise d'identité collective, le film tente de reconstituer un monde ou s'exprime la dignité humaine avec ses espoirs et contradictions.

 

Pris dans l'étau de la dette et de l'ajustement structurel, le continent africain lutte pour sa survie. Face à ce drame, des représentants de la société civile africaine intentent un procès aux institutions financières internationales.
Le procès se déroule à Bamako, dans la cour d'une maison, au milieu des habitants qui vaquent à leurs occupations, attentifs ou indifférents aux débats. Parmi eux, Chaka et Male.

 

Male est chanteuse dans un bar, Chaka est sans travail, leur couple se désagrège.

 

Bamako est un film très  intéressant car il raconte la vie quotidienne de l’Afrique.

 

C’est  un film qui  montre l’Afrique  non pas comme un continent  (qui est le mien !…) mais comme un espace d’injustice.

 

En mettant en scène ce procès des institutions financières internationales, l’auteur veut nous montrer une autre image de l’Afrique que celle des guerres ethniques.

 

 Ce film nous montre une image authentique de l’Afrique. Par exemple la misère de Male, la chanteuse du bar, qui essaye en vain de s’en sortir.  Cette histoire nous touche beaucoup.

 

Allez  voir ce film pour découvrir une autre Afrique !

 

 

 

Isaïas

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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 16:44
Le parcours de la vie d'Edith Piaf s'est déroulé devant les yeux des spectateurs présents lors de cette soirée d'ouverture du festival du film francophone.
La vie d'Edith Piaf m'était jusqu'alors complètement inconnue et j'ignorais la souffrance qu'elle avait subie de son enfance à sa mort. De plus, j'ai beaucoup admiré son caractère, sa trempe qui, malgré tout ce qu'elle a vécu, lui ont permis de surmonter toutes les difficultés de la vie. Le seul message qu''elle ait voulu transmettre au monde tout au long de sa vie est  "aimez !".
La musique du film, les retours en arrière et les décors suscitent encore plus d'émotion chez le spectateur.
La magie du film est renforcée aussi par la performance des acteurs qui semblent avoir donner leur âme pour jouer leur rôle. L'interprétation d'Edith Piaf par Marion Cotillard est excellente, merveilleuse, époustouflante. Le film vit en grande partie grâce à elle. L'actrice vit et ressent chaque moment du film, comme le spectateur.
Une chose est sûre : Marion Cotillard est Edith Piaf physiquement, mais aussi moralement.

                                                                                                                                                                        Clio.
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Présentation

Du 22 au 31 mars 2007, les élèves de 1ère L du Lycée franco-hellénique se transforment en journalistes et se proposent de vous accompagner durant la 8ème édition du Festival du Film Francophone d'Athènes. Tous les jours, vous trouverez : des reportages, des interviews exclusives, des critiques de films, des photos, des coups de coeur....

Rédaction

 BIET Nathalie

CARYTSIOTIS Adonia

CHEYLAN Agathe

EPALANGA Isaias

GOUFAS-SPANOS Orpheas

ICHIM Cristina

KANELLOS Thalia

MOUSTAKLI Fotini

PELISSIE DU RAUSAS Amicie

STAMOU Efrossyni

STAVROPOULOU Clio

THEOLOGITIS Alexis

VALLI Judith

VILINGA Eliseu

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